Je suis revenue et je vous embrasse

Publié: 10 février 2011 dans Non classé

Dans la vie des hommes
Dans la ville des hommes,
Au coeur de l’hiver froid
Je suis revenue et je vous embrasse

De petits désirs pantelants,
Des ambitions sans exigence
Des caprices concupiscents
Des lieux pour me distraire
Et puis… et puis un long silences
Je suis revenue et et je vous embrasse

La seule brèche se trouve dans le bercement et l’horizon
Et la solitude exténuante, caniculaire
Un jeu imbécile de cache-cache a retardé sans cesse mes valises
Je suis revenue et et je vous embrasse

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Vieillesse d’Île

Publié: 30 septembre 2010 dans Non classé

Ils rampent tous jusqu’à la vieillesse
Ils offrent dans leurs mains des malentendus
Ils le payent au prix de leur vie
Pour qu’ils arrivent a oublier leurs jours sans joie
Mais qu’il se passe quelque chose
Ils furent pas tous esclaves
De là à connaître ce qu’ils ont vécu
Ils gagnent tous a être connu
C’est dur de sortir de l’enclave
Mais qu’il se passe quelque chose
L’espoir fleurisse, de leurs rêves qui montent au ciel
Faire croire aux crétins
Sans un mot ou un signe de la main
D’un aveux qu’ont n’osent murmurer
Que viendra L’HOMME
Qui dessinera leurs agonies
C’est beau tout cela
Avec cette odeur froide des déroutes

L’Offrande

Publié: 28 septembre 2010 dans Non classé
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Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent,
Nul n’aura comme moi si chaudement aimé
La lumière des jours et la douceur des choses,
L’eau luisante et la terre où la vie a germé.

La forêt, les étangs et les plaines fécondes
Ont plus touché mes yeux que les regards humains,
Je me suis appuyée à la beauté du monde
Et j’ai tenu l’odeur des saisons dans mes mains.

J’ai porté vos soleils ainsi qu’une couronne
Sur mon front plein d’orgueil et de simplicité,
Mes jeux ont égalé les travaux de l’automne
Et j’ai pleuré d’amour aux bras de vos étés.

Je suis venue à vous sans peur et sans prudence
Vous donnant ma raison pour le bien et le mal,
Ayant pour toute joie et toute connaissance
Votre âme impétueuse aux ruses d’animal.

Comme une fleur ouverte où logent des abeilles
Ma vie a répandu des parfums et des chants,
Et mon cœur matineux est comme une corbeille
Qui vous offre du lierre et des rameaux penchants.

Soumise ainsi que l’onde où l’arbre se reflète,
J’ai connu les désirs qui brûlent dans vos soirs
Et qui font naître au cœur des hommes et des bêtes
La belle impatience et le divin vouloir.

Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature.
Ah ! faut-il que mes yeux s’emplissent d’ombre un jour,
Et que j’aille au pays sans vent et sans verdure
Que ne visitent pas la lumière et l’amour…

Retour de vacances

Publié: 31 août 2010 dans Photographie, Poéme, Texte
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Il y a un soleil précoce entre les lattes de mon volet…
Simplement je regarde…
Je suis là, je m’étire…
Je vous salue

Instant. Silence

Publié: 30 juin 2010 dans Non classé

Silence
A minuit, le bateau ivre déchire ses voiles sous un ciel cannelle
L’haleine d’un mot suspendu m’appelle
Silence
Je me consume dans des mystères
Je suis ivre d’une tristesse singulière

Silence
Sous soleil brun , je bois un crépuscule d’instants
Dans mon miroir, je vois hier et aujourd’hui. Suis je dans le temps ?

Silence
Rien que des mots en liberté, pour libérer la beauté
Des hommes endeuillés d’armes fanées, cupides jusqu’à la fierté

Silence
C’est l’histoire d’un temps perdu, là où je finis je débute
Hier est sous scellés, j’ai franchi le pas du temps je doute

Silence
J’en reprendrai bien encore une coupe, un verre
Une chope, fragile et lourd pour une nuit d’ivresse, j’irai chercher Verlaine

Silence
A l’aube, sur le ponton du lit, j’écoute dans mes veines, je ne reconnais plus les saisons
Je me fourvoie sans souffrir, je me joue des transparences, mon corps à la déraison

Silence
J’apprends à ressentir les émotions volatiles
Entre passé et maintenant, frontière fragile, subtile

Silence
Dans un forêt d’arbres délirants, je me baigne dans une rivières diamants
Je m’égare souvent en rêvant

Silence
Un frisson ébranle mon instant
Il est des chapelles interdites où se rencontrent les amants du vent

Silence
J’écoute Barbara
Dans un moment ingrat
Je pleure mon âme, peine
Mauvaise scène

Silence
Il pleut sur Nantes

Silence
Lesté. Je me noie sans lutter

Silence
Tout glisse entre mes doigts

Silence
Il ne reste que moi dedans et dehors
les bleus de l’âme et ceux du corps

Silence
Temps mort du temps

Pour le Reflets de Gaïa

Publié: 20 mai 2010 dans Non classé

Votre miroir m’a traité avec rigueur
La nature est entrée,
Je lutte avec l’homme,
Je cède à la force.
Tombeau d’un faible Espoir. Dites vous.
Qui s’était tenue long-temps
L’aile penchée,
La tête assoupie,
Soupirant quelques hymnes à l’ombre des vieux cloîtres,
Se réveille tout à coup avec des chants d’amour
Dis moi, que reste t-il à voir ? Dites vous.
Des jeunes, pleins de foi et de candeur,
Ils tiennent dans leurs mains
Le futur que nul vent impur n’a encore profanée
Ils gravent des pensées du cœur
Que reste t’ il de nos vains Temps ? Dites vous.
Le temps est jeune
Le temps abreuve à des sources continuelles d’illusions
Le temps rêve
Le temps croit
Le temps chante
Le temps va
Le temps vient
Le temps s’arrête
Le temps repose dans le temps
Le temps dort
Le temps veille
Le temps fait tout oublier
Mort Temps, et rien ne le dit
Temps j’aime tant, et seul je le sais
Temps, je le respire
Temps on se prétend
Bon, temps on le prouve
On invente, un passe temps plus doux
Eh ! Eh ! Eh ! dites moi, je m’en vante
J’ai honte et pitié de l’infini qui souffre
Je rêve sereinement dans ma béatitude
En cherchant un autre jeu
Vous m’aideriez a temps voulue
Mon être tout entier
Plonge sans fond dans la douleur.
Les plus grandes histoires, ont été accomplies par des voyageurs.
Qui n’ont fait que passer
Laissez-moi donc vous suivre
Car une mer de sang m’entoure et me consume

Faire et refaire

Publié: 10 mai 2010 dans Non classé
Mes rêves trop grands déchirent mon envol
Mon imaginaire se nourrit d’épice d’ailleurs
J’embrasse les lignes tendues, j’ai soif d’urgence
A la gravité de la terre
J’ouvre mes voiles aux caprices du vent
La pluie n’est que des fils de communication

Il ne reste rien, je m’éloigne des peines et des rires
Je mets en prison ma mémoire, mes deuils et mes pensées
Hormis la nudité de mon moi, et de mon être nu

Entre mon pouce et mon index, j’entends des voix.
Et si je changeais de couleur ?
Erreur des sens

Et si je gardais ma couleur ?

Quelle manie qu’ils ont dans ce monde de faire et refaire……